Le risque routier : responsabilité et conseils

Avec près de 400 décès en 2016, le risque routier reste la 1ère cause d’accident mortel au travail.

Malgré ce constat alarmant, seules 17% des entreprises ont mis en place des actions de prévention contre le risque routier*. On constate encore que les accidents de la route sont à l’origine de près de 6 millions de journées de travail perdues : un chiffre qui rappelle qu’il s’agit d’un enjeu majeur pour les entreprises, tant au niveau humain qu’économique. Les accidents de la route représentent aujourd’hui environ 3% des accidents du travail (toutes causes confondues).

Pour témoigner de l’importance de ce risque, celui-ci est inscrit dans le Plan de Santé au Travail (PST3) 2016-2020, établi par le Ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social. En outre, en mai 2017, la sécurité routière a lancé la 1ère édition des Journées de la sécurité routière au travail pour échanger et agir contre le risque routier professionnel.

 

La conduite : un acte de travail dont le salarié n’est pas le seul responsable

L’employeur est tenu de veiller à la santé et à la sécurité de ses salariés. Lors d’un accident de mission (accident qui se produit lors d’un déplacement nécessaire à l’exécution du travail), sa responsabilité pénale et civile peut être engagée (articles 121-3, 221-6, 222-19, R625-2, R622-1 Code pénal et article 1384 Code civil). Afin de se prévaloir de ces risques, l’employeur doit répondre à deux obligations :

  • L’employeur procède à l’évaluation des risques associés à la conduite qui seront intégrés au document unique et qui permettront de définir un plan d’actions adapté – Article R4121-1/ L4121-3 code du travail
  • L’employeur assure le suivi de l’état de santé des salariés par un service de santé au travail afin de s’assurer de l’aptitude médicale du salarié à la conduite de véhicule – Article R4624-10 code du travail

 

En prévention et pour lutter contre le risque routier, l’employeur peut adopter une série de mesures, telles que :

  • Le management des déplacements :
    • Réduire en nombre et en fréquence en donnant la priorité aux transports en commun et en privilégiant l’utilisation de solutions techniques comme l’audio- conférence, la visioconférence, internet et intranet ;
    • Organiser au mieux en planifiant les déplacements, préparant l’itinéraire en incluant des temps de pause, favorisant l’autoroute pour les longs trajets, prenant en compte l’état des routes et les conditions météorologiques.
  • Le management des communications:
    • Définir des règles d’usage du téléphone en voiture en instaurant un protocole de communication.
  • Le management du parc de véhicules :
    • Equiper les véhicules : ABS, airbags, direction assistée, systèmes d’assistance électronique à la conduite, régulateur de vitesse, signalement du non port de la ceinture de sécurité, gilets et triangle de signalisation ;
    • Maintenir en état de conformité et de bon fonctionnement les véhicules (suivi/garage) : carnet de suivi des véhicules utilitaires légers (INRS ED 6055) ;
    • S’assurer du bon arrimage : immobilisation et séparation des charges de l’habitacle.
  • Le management des compétences :

    • S’assurer que le salarié conducteur possède un permis en cours de validité et a bien les compétences requises au poste de conduite ;
    • Sensibiliser les salariés au risque routier ;
    • Permettre l’acquisition de nouvelles compétences (autres permis, la conduite sur routes enneigées, etc.)
    • Impliquer le salarié directement dans le cadre du contrat de travail.

 

L’employeur doit dénoncer le salarié ayant commis une infraction routière avec une voiture d’entreprise. A défaut, il encourt une amende.

 

Le salarié et son véhicule : conseils

De nombreux salariés sont amenés à conduire dans le cadre de leur travail, que soit de façon occasionnelle ou régulière. Ainsi, « conduire pour le travail est souvent plus contraignant que conduire pour les besoins de la vie courante. Le risque d’accidents du travail sur la route est souvent en relation avec la nature et les exigences du métier qu’exerce le salarié. Il augmente aussi en fonction du comportement du salarié conducteur et de ses prises de décisions lors de la conduite »**.

La conduite engendre un certain nombre de risques : dommages corporels en cas d’accident de la route mais aussi risques physiques et psychosociaux.

 

  • Risques physiques :
    • Vibrations du véhicule : douleurs lombaires, hernies discales, etc. ;
    • Position de conduite et ergonomie du véhicule : douleurs lombaires et des membres supérieurs et inférieurs (TMS) ;
    • Bruit (moteur, circulation routière), risque de fatigue et de stress ;
    • Qualité de l’air : habitacle mal aéré, exposition aux gaz d’échappement et vapeurs de carburant (maladies respiratoires : irritations, allergies et cancers) ;
    • Température inadaptée : fatigue et somnolence.
  • Risques psychosociaux :
    • Contraintes professionnelles : horaires de nuit ou décalés (troubles du sommeil et de l’alimentation), fréquence des déplacements ;
    • Contraintes liées à la conduite : circulation, météo, etc.

 

En cas de conduite à risque connue d’un salarié
Il faut savoir alerter un collègue ou un supérieur : dialoguer amicalement (ni juger, ni couvrir), proposer une aide vers le médecin. Ce n’est pas de la délation mais de la vigilance partagée et de l’assistance à personne en danger !

 

Comportements à risque : quelles conséquences ?

  • L’alcool et les drogues : altèrent l’appréciation des distances, diminuent les réflexes et provoquent une surestimation des ses capacités ;
  • La vitesse : réduit le champ visuel, augmente la fatigue et le stress et ne fait gagner que peu de temps (rouler à 140km/h au lieu de 130km/h pendant 100km ne fait gagner que trois minutes) ;
  • Le téléphone : détourne le conducteur de sa tâche principale de conduite entrainant une diminution des contrôles et une augmentation du temps de réaction ;
  • Les médicaments : certains médicaments peuvent altérer les capacités de conduite provoquant somnolances, vertiges, troubles de la vision, etc. Il est important de vérifier le pictogramme sur la boite avant de prendre le volant ;

Quelques conseils

  • La vue : il s’agit du sens le plus utilisé en conduisant (90% des informations sont visuelles). Il faut 5/10ème d’acuité visuelle minimum pour les deux yeux pour conduire un véhicule. Lors de la visite en santé au travail, la vue est évaluée et l’orientation vers ophtalmologue peut être proposée ;
  • La fatigue :
    • Signes de fatigue : baillements, engourdissements, picotement des yeux, paupières lourdes. Faites une pause !
    • Faire des pauses toutes les 2h pour éviter la somnolence : en profiter pour marcher, boire et s’étirer ;
    • Il est possible de s’accorder une «pause sommeil» si la fatigue est trop importante (pas plus de 15 minutes) ;
    • Eviter de prendre le volant pendant les heures à risque (entre 2h et 5h la nuit, entre 13h et 15h le jour).
  • Le respect du code de la route : respect des limitations de vitesse et des consignes de sécurité « bien voir et être vu » : vérifier régulièrement l’état des phares, du pare-brise, des pneumatiques, présence du gilet et du triangle de signalisation (voir partie 1, « management du parc de véhicules »)

 

Découvrez quelques conseils sur l’installation au poste de conduite !

Les douleurs dorsales, comment les prévenir ?

Les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) sont des affections qui désignent de nombreuses pathologies liées à un travail répétitif ou à une hyper-sollicitation. Ils concernent principalement les muscles, les tendons, les nerfs et atteignent les articulations (dos, épaules, coudes, poignets, genoux). Les causes d’apparition sont multiples : l’activité professionnelle joue un rôle majeur dans leur survenue, leur maintien ou leur aggravation mais les caractéristiques personnelles peuvent aussi avoir un impact (âge, période de la vie, contexte de travail, etc.).
Les TMS sont les maladies professionnelles les plus répandues et représentent 87% des cas (+60% en 10 ans). 45% d’entre elles entrainent des incapacités permanentes.*

 

Les facteurs de risques des TMS

Dans le monde du travail, nous distinguons trois secteurs d’activité, qui sont tous impactés par les risques de TMS :

  • Secteur primaire : collecte et exploitation directe des ressources naturelles ;
  • Secteur secondaire : industries de transformation ;
  • Secteur tertiaire : industries de service.

 

Les causes, l’impact et les facteurs aggravant varient selon l’activité de travail, mais toutes les professions sont concernées :

  • Les professionnels des secteurs primaire et secondaire représentent la majorité des cas des TMS car ils sont exposés à une activité physique importante imposant des efforts et des gestes répétitifs ;
  • Dans le secteur tertiaire, les TMS sont majoritairement dûes à une activité sédentaire au poste de travail. Celui-ci impose une posture
    statique pendant de longues heures et la survenue de douleurs peut s’expliquer par des positions contraignantes maintenues dans la durée, un aménagement inadéquat du poste de travail, un équipement inadapté, le stress…

 

Tous ces facteurs participent à l’apparition de TMS au niveau de la nuque, des épaules, des poignets, des jambes et du dos :

Le dos : des mouvements déviant de la position neutre de la colonne vertébrale ;
  • La flexion avant et arrière du dos : par exemple lors de la prise d’une charge au sol et rangement en hauteur ;
  • La torsion du dos : déplacement latéral d’une charge sur un plan de travail (caisse de supermarché), récupération d’un produit/objet placé sur le côté.

Les conséquences :

  • Lombalgie : douleur et tension musculaire localisées dans le bas du dos ;
  • Dorsalgie : gène et douleur dans le haut et milieu du dos pouvant se répercuter sur la cage thoracique (côtes) ;
  • Cervicalgie : douleur et tension musculaire au niveau du cou et des trapèzes.

 

Les membres supérieurs : des postures contraignantes
  • Les torsions des poignets (essorage de serpillière, serrage de bocaux) ;
  • Les extensions des bras (rangement en hauteur, port de charge à bout de bras) ;
  • Les bras en élévation (nettoyage des vitres, mise en rayon, travaux mécaniques sur voiture, pose de plafond tendu, etc.).

Les conséquences :

  • Tensions et fatigue musculaires ;
  • Tendinites au niveau des articulations des bras, épaules, coudes et poignets ;
  • Atteinte des nerfs (syndrome du canal carpien) et des vaisseaux sanguins.

 

Quelles solutions ?

De manière générale et quel que soit le métier que vous exercez, il est important d’avoir en tête les limites physiques qui sont imposées par votre corps. De ces limites sont déterminées des « zones de confort », qui sont les positions les moins coûteuses pour l’organisme.

Nous vous conseillons d’adopter des postures vous permettant de garder le dos et la nuque bien droits. En fonction des professions, ces postures peuvent être compliquées à adopter. Néanmoins, il est important de les garder en tête pour pouvoir corriger les placements néfastes qui peuvent l’être.

Les situations impliquant le port de charges nécessitent de garder le dos droit lors des manipulations et d’accompagner les charges au sol en fléchissant les jambes. Leur déplacement doit préférentiellement être réalisé grâce à des équipements d’aide à la manutention comme des chariots, des étagères mobiles, etc.

 

Dans le cas de situations de travail de bureau, il est important de maintenir :

  • Les pieds à plat sur le sol ou sur un repose-pied ;
  • Le coude en angle droit ;
  • Les avant-bras proches du corps ;
  • La main manipulant la souris dans le prolongement de l’avant-bras ;
  • Le dos droit ou légèrement en arrière, soutenu par le dossier ou un coussin.

En cas d’apparition de douleurs, n’hésitez pas à solliciter un avis médical… mais aussi votre Médecin du Travail ! Celui-ci peut demander la réalisation d’une étude de poste par un membre de l’équipe pluridisciplinaire. L’étude permettra de déterminer les situations à corriger et vous proposera des aménagements adaptés. Ces préconisations, transmises à vos responsables, peuvent comprendre :

  • Des conseils concernant la fourniture de nouveaux matériels plus adaptés à vos situations de travail ainsi qu’à vos pathologies ;
  • De nouveaux modes de fonctionnement (aménagement de zones de stockage, réflexion concernant l’organisation spatiale des locaux, etc.).

 

& retrouvez nos vidéos « tutos » pour tout connaître des réflexes à avoir pour bien s’installer à son poste de travail informatique !

 


Article rédigé par

Anissa Ndiaye, Ergonome-IPRP au SEST

Jean-Mickaël Dupuy, Ergonome-IPRP au SEST

Les Risques Cardio-Vasculaires : quels effets sur la santé des travailleurs et comment les éviter en milieu professionnel ?

Aujourd’hui, les Maladies Cardio-Vasculaires (MCV) sont la deuxième cause de mortalité en France et la première cause chez les femmes. Peu évoquées en milieu professionnel, elles constituent pourtant un axe de Prévention Primaire prioritaire en matière de santé au travail depuis plusieurs années. Alors qu’en est-il de ces maladies ? De quoi parlons-nous ? Comment se manifestent-elles et comment les prévenir ?

Qu’est-ce-que les Maladies et les Risques Cardio-Vasculaires ?

Les Maladies Cardio-Vasculaires sont les maladies du cœur et des vaisseaux sanguins. Elles résultent d’un dépôt de graisse sur les parois des artères qui forment ensuite des plaques d’athérome et finissent par gêner la circulation sanguine. C’est ce que l’on appelle l’athérosclérose.
Plusieurs pathologies font partie des Maladies Cardio-Vasculaires comme : les Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC), les infarctus du myocarde, les artériopathies oblitérantes, etc. Leur survenue s’accompagne de signes avant-coureurs variant selon la maladie en cause. Par exemple :

  • AVC : sensation de faiblesse, de perte d’équilibre et paralysie. Violents maux de tête inhabituels. Confusion, difficultés à parler ou à comprendre un discours. Perte brutale de la vision ou sensation de vision trouble ;
  • Infarctus du myocarde : douleurs ou gène dans la partie centrale de la poitrine, dans l’épaule gauche, les coudes, la mâchoire ou le dos. Difficultés à respirer, essoufflement. Chez les femmes, les prémices d’un infarctus du myocarde sont souvent caractérisés par une sensation de nausées et de vomissements ;
  • Artériopathie oblitérante des membres inférieurs : apparition progressive de crampes en réponse à l’obstruction des artères.

Les Risques Cardio-Vasculaires, quant à eux, sont la probabilité de survenue de ces maladies ou d’un accident cardio-vasculaire.

Quels sont les facteurs de risques en milieu professionnel ?

  • Rythmes de travail intenses, horaires atypiques et Travail Posté ou de Nuit (TPN) sont autant de facteurs qui accentuent les Risques Cardio-Vasculaires :
    • Détérioration de l’hygiène alimentaire : repas pris sur le pouce et de mauvaise qualité, alimentation trop grasse, trop sucrée et trop salée. Cela peut avoir pour effet direct l’apparition de l’hypercholestérolémie, de diabète et d’hypertension artérielle ;
    • Temps de sommeil réduit : le sommeil est essentiel dans la régénération des cellules et le manque de sommeil plonge le corps dans un état de stress et d’anxiété susceptible d’augmenter l’hypertension artérielle. Par exemple, le travail posté peut être associé à une augmentation des Maladies Cardio-Vasculaires de 40%.
  • Le travail sédentaire peut entrainer une surcharge pondérale due au manque d’activité physique qui engendrera l’augmentation d’hypertension artérielle, de diabète ou aggravera les symptômes déjà présents ;
  • Le stress est une cause bien connue d’augmentation d’hypertension artérielle et constitue un risque pour le système cardio-vasculaire. Par exemple, les salariés soumis à des exigences de productivité ou sans grande marge de manœuvre sont souvent exposés à ces pathologies ;
  • Le tabac. Les personnes fumeuses et stressées au travail ont tendance à fumer davantage. Or, même si en allumant leur cigarette la sensation de « décompresser » existe, la nicotine est en réalité un stimulant qui accélère le rythme cardiaque et augmente la pression artérielle. Fumer va donc assouvir la sensation de manque mais ne détresse pas pour autant, elle aura même l’effet inverse… Une fausse bonne idée ! ;
  • La pénibilité. D’après une étude menée en 2016, certains secteurs d’activité présentent des taux de mortalité cardio-vasculaires élevés. L’étude a révélé que ces secteurs avaient en commun plusieurs facteurs de pénibilité :
    • Contraintes physiques pouvant donner lieu à des Troubles Musculo-Squelettiques : chocs thermiques, levée de charges, etc. – Secteur de l’industrie extractive et de la construction
    • Horaires atypiques : travail de nuit, 3×8, etc. – Secteur de l’industrie extractive, de l’hôtellerie restauration, de la sécurité, de nettoyage et de routage ;
    • Bruits nocifs (supérieurs à 85 décibels) : augmentent à terme la pression artérielle et les troubles du sommeil – Secteur de l’industrie extractive et de la construction.

Quelques mesures de prévention

Les Maladies Cardio-Vasculaires ne sont pourtant pas inéluctables et peuvent être évitées, notamment avec des gestes et des habitudes simples du quotidien : une bonne hygiène de vie est essentielle, tant dans notre quotidien personnel que professionnel.
Une étude de 2014 a démontré que l’augmentation significative de consommation de fruits et légumes diminuait de 30% les risques d’infarctus du myocarde. De même, l’abstinence tabagique et l’exercice physique diminuent de 80% les RVC.

 


Article rédigé par

Aurélie Methion, Responsable Communication

sport

Sport et travail : deux alliés source de productivité !

De plus en plus d’entreprises déploient de nouveaux moyens pour introduire le sport dans le quotidien de leurs salariés. Alors effet de mode ou réel intérêt ?

La pratique du sport en entreprise : vecteur de Qualité de Vie au Travail

En France, la Loi du 8 août 2016 et le décret du 27 décembre 2017 obligent l’employeur à veiller à la santé de ses salariés ; une obligation qui ne concerne pourtant pas directement la pratique du sport.

Pourtant, il apparait que ce qui est bon pour les salariés et aussi bon pour la performance de l’entreprise :

  • La pratique du sport en entreprise peut améliorer la santé mentale des salariés en augmentant le goût de vivre, en limitant le stress, l’anxiété et la dépression légère mais aussi en accroissant l’estime de soi et l’équilibre psychologique et émotionnel (INSERM 2008) ;
  • Le sport sert d’exutoire aux tensions et frustrations ;
  • Le taux d’absentéisme chez les personnes ayant une pratique sportive régulière est considérablement plus faible que chez les salariés sédentaires. La Fédération Française du Sport d’Entreprise a aussi démontré qu’ils avaient en général moins d’accidents du travail et moins d’arrêts maladies que les salariés sans activité sportive ;
  • La pratique régulière du sport augmente de 6 à 9% la productivité d’un individu ;
  • L’activité physique permet aussi de limiter l’apparition et le développement des Troubles Musculo-Squelettiques ;
  • Le sport et le management ont des enjeux tout à fait similaires : ils partagent des valeurs communes. C’est pourquoi les managers organisent souvent des séminaires annuels sportifs : l’objectif est de renforcer la cohésion d’équipe, le mental, la performance et la combativité. Une initiative qui permet aussi de faire tomber les barrières hiérarchique et découvrir ses collaborateurs sous un nouveau jour !

En outre, les entreprises proposant des initiatives sportives (séminaires, infrastructures sur le lieu de travail, mise à disposition de cours, etc.), ont une image plus moderne et dynamique que les autres. Elles génèrent aussi un fort sentiment d’appartenance  et développent considérablement la Qualité de Vie au Travail.

Quand faire du sport quand on travaille ?

S’il est difficile de combiner pratique sportive régulière et activité professionnelle, il existe pourtant des astuces pour tenir le rythme :

  • Le matin : dès le réveil, cela permet d’accroitre sa tonicité et de se donner de l’énergie pour la journée ;
  • Le midi : pour couper la journée en deux et augmenter sa performance l’après-midi. Néanmoins, cette solution nécessite d’avoir des installations à disposition (douche, infrastructures, etc.)
  • Le soir : la formule la plus simple et qui permet d’évacuer toute la tension accumulée au cours de la journée. Il est important de ne pas faire du sport trop tard en soirée car cela relance le métabolisme et perturbe l’endormissement et donc le sommeil, ce qui entrainera fatigue et mauvaise récupération ;
  • Le weekend : pour ceux qui n’ont pas le temps pendant la semaine et/ou qui souhaitent faire du sport à leur rythme.

Un peu d’histoire…

Déjà dès la préhistoire, une bonne condition physique était un élément indispensable pour survivre et assurer la survivance humaine. Au fil du temps s’est affirmé la devise « Mens sana in corpore sano » ; les Grecs revendiquaient alors qu’une intelligence saine pouvait naître uniquement que dans un corps sain et en bonne santé. Socrate lui-même, dans un discours recueilli par Xenophon affirmait qu’une mauvaise condition physique pouvait être à l’origine d’une perte de mémoire et de la folie des Hommes.

Plus tard, pour Rousseau, le sport était devenu un outil pour mieux apprendre. Il vantait l’éducation des plus jeunes par le sport pour leur apprendre la discipline, l’égalité, la fraternité et leur inculquer l’esprit de compétition.

Aujourd’hui encore, on retrouve ces mêmes valeurs associées au sport : performance individuelle et collective, courage, communication, dépassement de soi, etc. Ce sont d’ailleurs des valeurs et qualités très recherchées en entreprise.

Des études réalisées au Etats-Unis sur des souris, ont démontré que le sport rendait « plus intelligent ». En séparant deux groupes de souris (sportives et sédentaires), l’étude en question a mis en lumière le fait que les souris sportives développaient plus de cellules que les souris sédentaires, augmentant leur intelligence.

Alors, à vos baskets !


Article rédigé par

Aurélie Methion, Responsable Communication

Les clés d’une bonne installation au poste de conduite

Qui ne s’est jamais senti dans une position inconfortable après quelques heures ou même quelques minutes de conduite ?

Cette sensation de mal-être, de gêne et d’inconfort peut être due à plusieurs facteurs : une mauvaise posture, des vibrations à basse fréquence subies par le corps ou plus simplement, l’ergonomie du véhicule. En découlent des microtraumatismes comme des crampes, des douleurs dorsales, une sensation de raideur dans la nuque, une hausse de la tension, etc. Tous ces petits signes sont des Troubles Musculo-Squelettiques (TMS), nocifs pour la santé.

La conduite étant justement le quotidien de centaines de milliers de personnes qui chaque jour, en raison de leur activité professionnelle utilisent leur voiture comme un outil de travail, nous vous proposons un tutoriel sur l’assise au poste de conduite. Vous trouverez dans cette vidéo toutes les clés pour lutter contre ces désagréments du quotidien et ses répercussions sur la santé des travailleurs dépendants de leur véhicule.


Article rédigé par

Aurélie Methion, Responsable Communication

Il fait bon travailler chez AMADEUS ! (QVT)

Il fait bon travailler chez AMADEUS !

Martine VAISSIE, Responsable des achats depuis 20 ans, chez AMADEUS, a accepté de répondre à nos questions relatives à la Qualité de Vie au Travail (QVT) au sein de son entreprise.

INTERVIEW

Pouvez-vous nous présenter AMADEUS France ?

Amadeus, à Issy-les-Moulineaux, est une des filiales du groupe AMADEUS, structure internationale, couvrant 195 pays avec près de 12000 collaborateurs répartis dans 71 pays. A Issy-les-Moulineaux, notre structure est de la taille d’une PME, 230 personnes y travaillent. La population est essentiellement Cadre et ETAM. L’offre de service d’AMADEUS : proposer des solutions technologiques aux agences de voyage sur le marché local, c’est-à-dire la France métropolitaine et les DOM TOM.

Et vous, Madame VAISSIE, quelle est votre fonction ?

Au sein d’AMADEUS, j’ai 3 casquettes. Une première, je suis en charge de tous les achats de l’entreprise. La deuxième est la gestion du bâtiment et de toutes les infrastructures. Ma troisième casquette est relative au développement du projet RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) de l’entreprise, depuis 2013. Mon objectif est d’engager l’Entreprise ainsi que l’ensemble des collaborateurs dans ce projet. In fine, toutes ces activités sont intimement liées.

Qu’est-ce que vous évoque la QVT ?

La QVT est un vaste chantier… Elle comprend beaucoup de choses… Je le vois d’autant plus en ayant différentes casquettes. Selon moi, la QVT c’est questionner à la fois le travail, son organisation, les relations, le développement personnel et professionnel des salariés, l’environnement de travail et tout ce que cela sous-tend. La question à se poser est la suivante : « Comment est-ce qu’aujourd’hui je vis dans mon travail au quotidien ? ». Le point important de la QVT, et sans lequel on n’a pas de qualité de vie au travail, c’est l’aspect relationnel au travail. On parle de tous les aspects sociaux et tout ce qui est géré par les RH, c’est-à-dire la reconnaissance, le développement personnel, le développement de la carrière. Aujourd’hui, ces aspects sont très importants pour le collaborateur. L’environnement de travail a également toute son importance, les questions de santé, de sécurité et d’hygiène sont également essentielles. Un collaborateur doit se sentir bien là où il travaille.

Quelle place accordez-vous à la QVT dans votre entreprise ?

Je pense que depuis quelques années, il y a une prise de conscience importante dans les entreprises, notamment chez AMADEUS. Même en étant leader mondial, le marché bouge, évolue et nous devons nous y adapter constamment.

L’évolution du marché pousse les entreprise à se dire « je dois rester performante, je dois accroitre, je dois conserver les emplois de mes salariés ! » Mais pour ça, l’entreprise doit leur donner les moyens de rester motivés et les fidéliser.

Si nous souhaitons maintenir ce développement, nous devons également évoluer. Or, cette évolution ne peut pas être faite sans les équipes, c’est quelque chose que l’on entend régulièrement maintenant chez AMADEUS. « Une entreprise n’est rien sans ses équipes ! » Pour qu’elles soient motivées, engagées, pour qu’elles suivent cette évolution permanente, qui n’est pas simple à vivre, l’entreprise doit donner les moyens nécessaires aux équipes de cette adaptabilité.

Pouvons-nous considérer que la Qualité de Vie au Travail est un facteur de performance des salariés ?

La QVT est un facteur essentiel pour motiver les salariés, pour les aider à s’adapter en permanence et pour faire en sorte qu’ils s’engagent et soient fidèles à l’entreprise. Après le réaménagement de tout un étage (les salariés sont passés de bureaux individuels à des espaces ouverts), nous avons réalisé une enquête de satisfaction. Les résultats sont probants. Aux questions, « le projet répond-il à vos attentes ? », « développe-t-il la synergie ? », « développe-t-il les échanges ? », « contribue-t-il  à la convivialité ? » ; nous avons eu des notes entre 4,1 et 4,4 sur 5.

Nous réitérons la démarche à 6 mois.

Quelles sont les actions mises en place dans l’entreprise ?

Nous proposons différentes choses. Par exemple, nous mettons à disposition des salariés des places en crèche afin de qu’ils puissent concilier vie professionnelle et vie personnelle. Nous avons également toutes les activités socio-culturelles proposées par notre CE, un accord sur la flexibilité du temps de travail (nous devons être présents dans l’entreprise entre 9h45 et 15h45, mais l’important est que dans la semaine, le collaborateur ait fait ses 35 heures). Le salarié a donc la possibilité d’aménager son temps de travail dans cette fourchette-là. Le télétravail est également proposé aux collaborateurs. Pour ma part, j’ai 18 jours de télétravail par an. Un accord sénior existe dans l’entreprise, qui permet aux séniors de travailler 50% rémunéré à 80% ou encore travailler à 80% rémunéré à 95%. Nous avons également 3 salles de sport (tennis de table, cours de zumba et musculation). Le cours de zumba fonctionne tellement bien qu’un deuxième cours a été proposé ! Nous mettons des douches et des vestiaires à disposition de nos collaborateurs qui courent entre midi et deux. Nous essayons au fur et à mesure, en fonction des besoins qui se présentent, d’améliorer les conditions de travail de nos collaborateurs.

Grâce à cela, avez-vous constaté une augmentation de la performance de vos salariés ?

Comme je vous l’ai dit, nous n’avons pas encore d’indicateurs objectifs de l’impact de la QVT. Pour autant, notre indice de turnover (renouvellement de l’emploi) est de 5,88%, sachant que la moyenne est à 13,7%. Le vécu au travail a changé. Ce que recherchent les générations X, Y et Z dans une entreprise va au-delà du salaire. Ils souhaitent que la Direction prenne des engagements dans ce qui est mis en place pour la réalisation du travail, l’aménagement vie professionnelle et personnelle. Tous ces aspects, AMADEUS les prend en compte.

Avez-vous des projets en cours ? Le cas échéant, de quel ordre ?

Oui, nous avons toujours des projets chez AMADEUS ! Nous finalisons le projet d’un contrat AUTOLIB pour notre équipe commerciale. Ce projet est à la fois une réponse à une demande des collaborateurs mais également un engagement environnemental important. Le Comité de Direction a proposé à l’ensemble des collaborateurs de s’exprimer par petits groupes sur des souhaits relatifs à la QVT au sein de l’entreprise. Sont ressorti après le vote de l’ensemble des salariés de l’entreprise, 2 projets plus 1 proposé par la Direction générale.

Le 1er est la mise en place d’une conciergerie. Le 2ème est l’instauration de conditions préférentielles pour voyager (tarifs préférentiels sur des hôtels et la location de véhicules). Le dernier est l’installation d’un distributeur de jus d’orange frais dans l’entreprise !

L’aménagement des locaux se poursuit, cette année, nous nous attaquons au 2ème étage… Les RH travaillent actuellement sur la création d’un guide présentant aux collaborateurs les passerelles possibles dans l’ensemble du groupe. Cette idée permet à chacun d’avoir une visibilité sur l’évolution professionnelle possible au sein du groupe.

Pour finir, nous mettons en place cette année un team building solidaire, 15 collaborateurs sur la base du volontariat, vont, un samedi, participer à la réhabilitation d’un jardin potager dans une cité du 93 pour des enfants. L’idée étant également d’apprendre à mieux se connaitre entre collègues, hors cadre professionnel, et ainsi de développer plus de liens.

Le mot de la fin ?

Je suis chez AMADEUS depuis 20 ans, et je pense que cela tient aussi au fait, qu’ici il y a une vraie volonté d’avancer, de faire des choses nouvelles, c’est ce qui me pousse à m’investir et rester fidèle au groupe.


Interview réalisée par

Florence Godinho, Responsable du Pôle Prévention

Pinson paysage

Handicap – La réussite de Pinson Paysage

Depuis la loi handicap du 11 février 2005, toutes les entreprises de 20 salariés et plus ont une obligation d’emploi de personnes en situation de handicap !

Vous êtes employeur et l’application de cette loi vous parait compliquée ? Pourtant, des solutions existent et certaines entreprises rencontrent déjà du succès en la matière !

C’est le cas de Pinson Paysage, marque du groupe ATALIAN !

En 2015, cette filiale spécialisée dans les travaux d’aménagement et d’entretien d’espaces verts obtient la norme ISO 26000 ; norme relative à la responsabilité sociétale des entreprises. Depuis, Pinson Paysage a pris un nouveau cap et s’est lancée dans une démarche favorisant l’insertion des personnes en situation de handicap.

Pour mettre en œuvre cette politique, cette société travaille avec l’ESAT l’APAHJ. Grace à leur partenariat, Pinson Paysage bénéficie d’une mise en relation avec des travailleurs handicapés, et pour ces derniers, stages en immersion et détachement de salarié sont autant de possibilité d’emploi.

Au cours de leur mission, des bilans sont régulièrement réalisés en lien avec l’APAJH. Comme tous les ESAT, l’APAJH assure un suivi des travailleurs handicapés tout en leur offrant un soutien médico-social et éducatif. Au final, cette collaboration s’est révélée plus que positive car aujourd’hui, Pinson Paysage a fini par embaucher plusieurs travailleurs en CDI.

Demain, cette réussite pourrait être la vôtre !

Alors, pourquoi pas vous ?