Communiqué de presse, sondage « Regards sur la santé au travail »

A l’occasion de la 5ème édition des « Lauriers de la prévention » le 13 juin 2019 à Paris, le SEST (Service aux Entreprises pour la Santé au Travail) dévoile les résultats exclusifs d’un sondage Odoxa sur le regard que portent les actifs sur la santé au travail en France. Alors que plus de la moitié d’entre eux déclarent souffrir de douleurs et de TMS (Troubles Musculo-Squelettiques) au travail, 82% des actifs se tournent vers leur médecin traitant plutôt que vers le médecin du travail, lorsqu’ils souffrent de problèmes de santé liés à leur travail. Un résultat qui témoigne de la méconnaissance qu’ont les actifs du médecin du travail, considéré plus comme un contrôleur que comme un conseiller.

« Expliquer le rôle et la palette des interventions des services de santé au travail et changer le regard sur la prévention des risques professionnels en entreprise constituent un de nos grands enjeux. Ces résultats nous confortent dans la conviction que nous avons un rôle important à jouer en termes de pédagogie. Une réforme qui consisterait à fondre l’ensemble des SSTI dans une « agence nationale » contribuerait à semer encore plus le trouble et la méconnaissance de nos métiers et des spécificités des services de santé au travail » commente Hervé RABEC, Directeur général du SEST.

 

Les médecins traitants privilégiés en cas de problèmes de santé liés au travail

Lorsque l’on demande aux actifs vers quel interlocuteur ils se tourneraient en priorité s’ils souffraient d’une pathologie due à leur travail, ils seraient 82% à avoir le réflexe de s’adresser à leur médecin traitant plutôt qu’à la médecine du travail. Pourtant, les médecins du travail sont des experts des situations professionnelles pathogènes et eux aussi soumis au secret médical.

 

Médecine du travail : une perception différente selon la catégorie professionnelle

Quand on les interroge sur ce que la médecine du travail leur évoque, une large majorité des français la considère davantage comme un service de contrôle des conditions de travail (59%), que de conseil aux entreprises et aux salariés (40%). Cette perception est encore plus forte chez les ouvriers puisque les deux tiers d’entre eux (65%) la perçoivent comme un service de contrôle. Seuls les cadres considèrent en majorité (53%) la médecine du travail comme un service de conseil.

 

L’information sur la santé au travail reste perfectible

Les français ne sont que 56% à estimer être bien informés sur la santé au travail en général. On retrouve des chiffres semblables en ce qui concerne l’information sur les bons gestes et mesures préventives à adopter dans le cadre du travail (58% des actifs) et l’information sur les risques (TMS, risques psycho-sociaux) auxquels ils sont exposés (55% des actifs). La part de ceux se déclarant « très bien » informés sur ces aspects de santé au travail allant seulement de 13% à 16%.

 

Plus de la moitié des actifs touchés par des TMS liés au travail

Actuellement, 58% des actifs sont ou ont déjà été concernés par des douleurs et des troubles musculo-squelettiques (dos, bras, poignets…) liés à leur travail. Les ouvriers étant la catégorie socio-professionnelle la plus touchée par les TMS (77%).

 

Une prise de conscience du « coût » de l’absentéisme pour les entreprises

Les salariés comme les employeurs sont très majoritairement conscients de l’importance du « coût » de l’absentéisme au travail pour les entreprises françaises. Ainsi, l’absentéisme est perçu comme ayant un « fort » impact économique sur les entreprises par plus de 3 actifs sur 4 (79%), et même « très fort » pour 38% des chefs d’entreprise/indépendants.

 

Télécharger le communiqué de presse : ici

Télécharger les résultats du sondage : ici

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