Les Lauriers de la Prévention 2019 : votez pour votre dossier favori !

"Le vote des internautes" : faites gagner votre dossier favori !

Depuis 2018, dans le cadre de la cérémonie des Lauriers de la Prévention, nous vous proposons de voter pour votre dossier favori. Vous êtes prêt à endosser le rôle du jury ? Alors à vos claviers ! Dans chaque catégorie, le dossier ayant remporté le plus de voix sera décoré du prix du vote des internautes !

 

Catégorie Troubles Musculo-Squelettiques

Dossier A : un dispositif de visite préventive, orientée TMS

Le dispositif de Visite Préventive TMS (VP TMS) créé en 2018 est un format de Visite Sécurité centré exclusivement sur la recherche des principaux facteurs de risques de TMS à savoir les postures contraignantes, les manutentions manuelles de charges lourdes, les gestes répétitifs, les vibrations, la température extrêmes ou encore le stress. La VP TMS se réalise en 3 phases : recueil – analyse – plan d’actions.

Durant la phase de recueil, le technicien est équipé de 15 sans fils. Les capteurs de postures sont posés sur le technicien qui réalise son activité de manière habituelle, il est filmé durant 2h en moyenne.

Les données sont ensuite importées et analysées grâce à un logiciel (Captiv) et font l’objet d’un traitement automatisé quantitatif (calcul-évaluation du temps d’exposition aux différents facteurs de risques de TMS) et qualitatif (identification des phases d’activité génératrices de cette exposition). Les données chiffrées sont ensuite reportées dans un rapport excel et font l’objet d’une analyse qualitative qui met en évidence les déterminants problématiques sur chaque séquence durant laquelle un facteur de risque a été identifié.

Des mesures de prévention sont ensuite proposées en fonction des valeurs et déterminants à risques identifiés.

A qui s'adresse le dispositif ? Aux salariés techniciens qui manipulent des charges et qui subissent des postures contraignantes et des vibrations.

Pour quels bénéfices ? Permettre aux techniciens une meilleure compréhension du risque postural, de mieux identifier les séquences d’activité les plus néfastes pour leur santé et de les corriger : réduction des efforts de manipulation, des postures pénibles et des accidents du travail liés à la manutention de charges lourdes.

 

Dossier B : des sièges ergonomiques au sein des crèches et des écoles maternelles

Le personnel de crèche est soumis à nombre de douleurs liées à la position au travail, souvent accroupi et penché. Afin de lutter contre les mauvaises positions et matériels mal adaptés présent en crèche et en école maternelle. Une bonne assise est nécessaire qui puisse descendre jusqu’au niveau de l’enfant et d’utiliser un dossier notamment pour les repas dans les crèches par exemple.

La structure candidate a opté pour deux types de sièges ergonomiques qui ont été testés fin 2017 par des agents travaillant dans les crèches municipales, leur permettant de disposer d’une assise sans pied offre un appui lombaire quand les agents de la petite enfance sont assis au sol avec les enfants. Le test s’est avéré concluant et l’ensemble des structures petite enfance (trois crèches et un relais d’assistante maternelles) de la Collectivité ont été équipés en 2018.

Les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles sont également confrontés à des problématiques similaires, trois tabouret ergonomique à roulettes ont été testés en 2018 par ces derniers et deux assises au sol par des animateurs. Le test s’avérant également concluant, il est prévu de poursuivre le déploiement de ces sièges à compter de 2019 dans les 6 écoles maternelle que compte la Ville.

A qui s'adresse le dispositif ? Au personnel travaillant dans le secteur de la petite enfance.

Pour quels bénéfices ? Ce matériel réduit le risque postural notamment au niveau du dos et réduit également la fatigue et le stress en fin de journée : réduction des arrêts et des accidents de travail.

 

Dossier C : des aménagements pour limiter les contraintes biomécaniques et posturales

Monsieur X est façonneur au sein de l’entreprise Y. Il réalise son activité sur une chaîne d’assemblage. Pour réaliser son activité, il doit réaliser des actions contraignantes : maintien de postures debout statique et prolongée, manipulation d’éléments difficilement atteignables, consultation d’écrans en hauteur. Monsieur X faisant partie de l’entreprise depuis plus de 20 ans et l’entreprise ayant été informée de ses problèmes de santé, il a été décidé qu’un aménagement de son poste de travail était nécessaire.

Une analyse de l’activité de Monsieur X, et plus globalement de l’activité de façonneur a été réalisée permettant de dégager des pistes d’amélioration :

  • Adaptation et optimisation de la machine (partie en fin de chaîne) permettant au salarié de pouvoir, s’il le souhaite, de réaliser son activité en position assise ;
  • Mise en place de bras articulé pour les écrans afin de permettre un ajustement optimal (sollicitations cervicales réduites);
  • Installation d’une estrade permettant un meilleur contrôle machine ainsi qu’un meilleur accès aux différents éléments de la chaîne (ce qui évite de se mettre sur la pointe des pieds et de solliciter les membres supérieurs en extension maintenue).

A qui s'adresse le dispositif ? D’autres façonneurs de l’entreprise ont pu tester le nouvel aménagement et, aux vues de l’engouement général, l’entreprise a décidé d’investir en modifiant l’ensemble des chaînes de production.

Pour quels bénéfices ? Réduction des contraintes biomécaniques et posturales à son poste : diminution de la fatigue, des douleurs dorsales et des membres supérieurs en général. Ces actions permettront sur le long-terme de diminuer les sollicitations des membres supérieurs des agents afin de leur garantir des conditions de travail optimales.

 

Catégorie Handicap

Dossier D : une politique de handicap pour faire changer le regard sur la notion de handicap

L’entreprise a signé en 2018 un 3ème accord Handicap. Ils ont souhaité faire de l’insertion professionnelle et maintien dans l’emploi des personnes handicapées une priorité. A ce titre l’entreprise a financé : des prothèses auditives, du matériel spécifique à la déficience visuelle, des sièges ergonomiques.

Afin de maintenir dans l’emploi les personnes en situation de handicap, ils sollicitent la visite d’ergonome spécialisé dans la notion de handicap au travail. Chaque situation étant unique, ils prennent en compte les besoins de chacun et ouvrent le champ des possibles quant à l’aménagement envisagé. Ainsi ils ont pu permettra à une personne déficiente visuelle d’appréhender son environnement avec des cours de locomotion ainsi que des formations à des outils spécifiques vocalisés. Ils ont souhaité sensibiliser les collaborateurs à la notion de situation de handicap afin de leur permettre d’évoluer dans une entreprise respectueuse de la différence de chacun.

L’entreprise souhaite aller plus loin, depuis 2017, ils ont déployé Elioz, interface qui permet de mettre en relation des personnes sourdes signataires avec leurs chargés de clientèle. Ce dispositif permet : de rendre accessibles des interactions professionnelles sur le lieu de travail de la personne sourde ou malentendante, de rendre accessible une conversation téléphonique (par retranscription écrite), d’améliorer l’égalité dans le monde socioprofessionnel, de permettre aux « entendants » d’améliorer leur communication avec le personnes ayant des difficultés auditives.

L’aménagement de poste c’est aussi des aménagements d’horaires ou la mise en place de télétravail pour palier à la fatigabilité de certaines situations de handicap et des échanges et conseils réguliers avec la Médecine du travail et leur infirmière afin de comprendre les besoins des collaborateurs dans le respect du secret médical. La mission handicap pilote l’aménagement de poste et une totale confidentialité.

Les aménagements de postes mis en place permettent aux collaborateurs de se maintenir dans l’emploi. Ainsi, l’entreprise permet aussi à ces collaborateurs d’appréhender leur handicap tant sur leur poste de travail qua dans la sphère privée. L’entreprise a accompagné les collaborateurs en situation de handicap à construire des dossiers de financements MDPH et/ou AGEFIPH afin par exemple d’aménager leur véhicule et permettre une adéquation des aménagements dans leur quotidien.

L’accueil d’une personne en situation de handicap peut impliquer un investissement financier et humain important. Prendre en compte tous les besoins, incite l’entreprise à travailler en pluridisciplinarité en impliquant le Médecin du Travail, son ergonome, leur infirmière et aussi l’assistante sociale. L’objectif étant d’intégrer la personne de manière équitable afin qu’elle puisse travailler dans les mêmes conditions que les autres collaborateurs.

Quand l’entreprise a accueilli une personne non voyante en apprentissage, ils ont eu à cœur de border toutes les étapes inhérentes à sa venue à savoir :

  • sensibilisation de son manager et de l’équipe avant son arrivée et avec l’accord de la personne afin de l’accueillir dans de bonnes conditions au sein de l’équipe et éviter les interrogations,
  • Sensibilisation des équipes du Restaurant d’entreprise pour assurer son déjeuner et l’accompagner dans son choix de repas,
  • Préparation de ses déplacements au sein de l’entreprise mais aussi au niveau de ses trajets,
  • Prise de contact avec la Mairie afin de vocaliser les feux environnants,
  • Achat d’une télécommande pour les déclencher à distance,
  • Création d’un bateau sur le trottoir sur le site de l’entreprise afin de faciliter ses déplacements,
  • Repérage des lieux de vie dans l’entreprise (accueil commodités, cafétéria, espace CE, les diverses entrées,
  • Mise en accessibilité de son ordinateur portable avec l’installation d’une synthèse vocale et achat d’une plage braille 32 caractères,
  • Développement de leurs outils dans les règles de l’accessibilité et réalisation de scripts pour permettre l’utilisation des logiciels,
  • Sensibilisation des équipes SST, Guides Files.

La politique Handicap de l’entreprise, est un projet d’entreprise. Leur taux d’emploi est aujourd’hui de 3,83% contre 0,99% en 2012.

A qui s'adresse le dispositif ? A tous les salariés en situation de handicap de l'entreprise.

Pour quels bénéfices ? S’attacher à répondre aux questions de tous les utilisateurs des solutions sans distinction et en tenant compte de leurs besoins spécifiques.

 

Dossier E : mise en place d'un passeport digital "Handicap" pour que le handicap ne soit plus vu comme une "différence handicapante"

La mission handicap de la société candidate a été mise en place en 2009. Sa politique comporte 5 axes :

  • Maintenir dans l’emploi les collaborateurs en situation de handicap ;
  • Prendre en compte le handicap dans la vie professionnelle mais également personnelle ;
  • Communiquer et sensibiliser sur le handicap ;
  • Collaborer avec le Secteur du Travail Protégé et Adapté.

A ce jour, le taux d’emploi direct est de 4,61 %.

L’entreprise a créé « un passeport handicap » pour faire évoluer le regard sur le handicap afin qu’il devienne familier dans l’esprit de chacun et ne soit plus vu comme une différence. Pour concevoir ce module, l’entreprise a osé le théâtre d’entreprise avec « Théâtre à la Carte » pour sensibiliser autrement. Ce passeport est destiné à l’ensemble des collaborateurs et a été lancé à l’occasion de la SEEPH en 2018 (Semaine Européenne pour l’emploi des personnes handicapées). Le passeport digital est composé de 3 partie et sa durée de passation est de 30 minutes avec : une introduction du Directeur Général de l’entreprise, de la théorie, des quizz, des scénettes.

La politique handicap de l’entreprise y es bien sûr présentée avec notamment une vidéo de présentation du secteur du travail protégé et adapté, conçue par l’entreprise elle-même. A l’issue de la passation de ce module, un badge « Handicap » est obtenu par le collaborateur.

A qui s'adresse le dispositif ? A tous les salariés en situation de handicap : les inciter à en parler en toute confiance à son manager et à la Chargée de Mission Handicap pour oser engager une démarche de RQTH. Ainsi ils pourront l’aider à compenser son handicap afin qu’il n’aggrave pas son état de santé.

Pour quels bénéfices ? L’objectif de ce passeport est de mieux faire connaître le handicap, de mieux le comprendre et ainsi de changer le regard de chacun qui peut parfois être maladroit. Pour un salarié déjà reconnu, cela permet à ses collègues de mieux comprendre sa situation (aménagement de poste par exemple) tout en respectant bien sûr la confidentialité de sa pathologie.


Votez !