infirmier en santé au travail

Le rôle et les missions de l’infirmier en santé au travail

Le rôle de l’infirmier en santé au travail prend de plus en plus d’importance au sein des services de santé au travail. C’est notamment le cas depuis les réformes de 2011 (loi du 20 juillet 2011) et de 2016 (loi du 8 août 2016 et décret du 27 décembre 2016). Travaillant au quotidien en collaboration avec le médecin du travail dans le cadre des protocoles établis, l’infirmier en santé au travail possède ses propres missions et responsabilités. Comme le médecin, il est soumis au secret médical et professionnel et son rôle est exclusivement préventif.

La profession est régie par le code de la santé publique ; les codes du travail et de déontologie définissent quant à eux, les modalités d’exercice (décret D2016-1605 du 25 novembre 2016 et article L4312-1 du code de la santé publique).

Diplômés d’état, les infirmiers en santé au travail ont l’obligation de valider une formation complémentaire en santé au travail (article R4623-29 du code du travail). Ils disposent donc d’une véritable expertise paramédicale en santé au travail.

 

L’infirmier en santé au travail : acteur clé de l’équipe pluridisciplinaire

L’infirmier en santé au travail évolue au sein de l’équipe pluridisciplinaire

En France, les services de santé au travail poursuivent un seul et même but : éviter l’altération de la santé des travailleurs du fait de leur travail. La prévention est au cœur de notre action et constitue la ligne directrice de nos quatre missions principales :

Missions des services de santé au travail

 

Pour mener à bien ces missions, l’entreprise adhérente peut compter sur une équipe pluridisciplinaire, animée et coordonnée par le médecin du travail qui agit en véritable chef d’orchestre :

  • L’ergonome (Intervenant en Prévention des Risques Professionnels) conseille les entreprises de la conception à la correction des situations de travail au niveau individuel et collectif. Il intervient dans une approche globale et participative en recherchant la meilleure adaptation possible du travail à l’homme ;
  • Le psychologue du travail (IPRP) réalise des entretiens individuels et collectifs de soutien psychologique ou des bilans de situation de travail sur demande du médecin du travail ;
  • L’ingénieur HSE (IPRP) élabore des méthodologies adaptées et des stratégies de repérage, d’identification et d’évaluation des risques et de mesurage ;
  • L’assistant en santé au travail (IPRP) effectue un premier niveau de repérage des risques professionnels et d’identification des besoins en santé au travail puis rédige la fiche d’entreprise. Il a un rôle de vigilance et d’information auprès des entreprises sur les différentes obligations de l’employeur en termes de santé et sécurité au travail ;
  • L’assistant social établit un diagnostic social de la situation du salarié en relation avec la santé au travail. Il coordonne les actions à mener avec les services administratifs et les partenaires sociaux ;
  • La secrétaire médicale accueille les salariés, gère les plannings des médecins du travail et des infirmiers en santé au travail. Elle est également en lien direct avec les employeurs et salariés pour répondre aux diverses interrogations sur les modalités de suivi (délais, intitulés des visites, suivi particulier…). Elle effectue les examens complémentaires comme l’examen d’urine, de la vue ou de l’audition ;
  • Le médecin du travail anime et coordonne les actions pouvant être menées au sein des entreprises. Il est au centre du dispositif. Une fois que le médecin du travail a demandé la mise en place de ces actions, les membres de l’équipe pluridisciplinaire peuvent intervenir en entreprise ;
  • Et bien sûr, l’infirmier en santé au travail…

 

Rôle et missions de l’infirmier en santé au travail

Ses missions sont exclusivement préventives ; il a un rôle de conseil auprès des salariés et des employeurs. Il assure ses missions de façon autonome, dans le cadre d’un protocole écrit avec le médecin du travail. Dans ce cadre, l’infirmier en santé au travail assure :

Le suivi des salariés

  • Visites d’Information et de Prévention (VIP) (article R4623-29 à 31 du code du travail), initiales et périodiques ;
  • Visites intermédiaires pour les salariés en Suivi Individuel Renforcé (SIR) (article R4624-28 du code du travail) ;
  • Examens complémentaires : visio-test, bandelette urinaire, audiométrie, etc. ;
  • Durant la visite, l’infirmier en santé au travail questionne le salarié sur sa situation de travail, notamment sur pour identifier les risques auxquels le salarié est exposé, sur son état de santé (hygiène de vie, antécédents médicaux, traitements en cours) et fait le lien entre les deux. Il peut ainsi délivrer des conseils de prévention adaptés et personnalisés ;
  • Enfin, dans le cas où il détecterait une potentielle situation à risque il doit réorienter le salarié, sans délai, vers le médecin du travail.

 

Des actions en milieu du travail, en concertation préalable avec le médecin du travail

  • Visites des locaux ;
  • Participation aux Commissions Santé Sécurité et Conditions de Travail (CSSCT) ;
  • Actions de sensibilisation sur différents thèmes : alimentation et travail, risques infectieux et parasitaires, sommeil et travail, capital santé, etc. ;
  • Élaboration des fiches d’entreprise ;
  • Etudes de poste et des conditions de travail.

 

L’infirmier en santé au travail et le médecin du travail : un duo gagnant

Depuis le 1er juillet 2012, le médecin du travail peut confier certaines missions aux infirmiers ; celles-ci seront réalisées sous la responsabilité du médecin du travail et en vertu du protocole établi et signé par les deux parties (articles L4624-1, R4623-14, R4624-16, R4623-29 et R4623-30 du Code du travail).

Le protocole, de quoi parlons-nous ?

Le protocole médical est un document rédigé par le médecin du travail, qui a pour but de définir l’activité de l’infirmier en santé au travail, avec lequel il collabore. Le document aborde :

  • Le déroulement et le contenu des Visites d’Information et de Prévention (VIP) ;
  • Une aide à la décision ou à l’orientation du travailleur vers le médecin du travail en fonction de l’activité exercée, des risques professionnels encourus ou de l’état de santé du travailleur.

Le protocole assure une coopération efficace et sûre

En effet, l’infirmier en santé au travail et le médecin du travail échangent quotidiennement sur le suivi des salariés et notamment sur les éléments et les informations recueillies. Cela permet une meilleure prise en charge du salarié afin de répondre le plus précisément possible aux demandes et besoins des entreprises adhérentes.

 

L’infirmier en santé au travail est donc un véritable conseiller prévention. Mais au-delà des compétences techniques nécessaires, il doit faire preuve d’une grande capacité d’écoute, de pédagogie et d’adaptation face aux différents interlocuteurs qu’il côtoie au quotidien.

Pour en savoir plus, visionnez la vidéo « l’impact de la réforme sur les services de santé au travail interentreprises »

 

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